Vous vous apprêtez à créer votre entreprise et vous hésitez entre le portail officiel de l’État et une plateforme privée ? Depuis la réforme de janvier 2023, le guichet unique de l’INPI est devenu l’unique point de dépôt légal pour toutes les formalités d’entreprise en France. Legalstart, de son côté, se positionne comme un facilitateur qui prépare votre dossier et le soumet à votre place. Le choix entre les deux n’est pas une question de confiance mais de profil d’entrepreneur.
- Le guichet unique INPI centralise création, modification et cessation d’activité depuis le 1er janvier 2023 — passage obligatoire pour tous
- Legalstart n’est pas un circuit alternatif : la plateforme dépose in fine sur l’INPI, en tant que mandataire
- Frais légaux (greffe, annonce légale) identiques dans les deux cas — seuls les honoraires Legalstart s’ajoutent
- Un rejet de dossier sur l’INPI peut coûter plus cher en temps et en corrections que les honoraires Legalstart évités
- Pour comparer les deux solutions cas par cas, lire l’analyse complète : inpi guichet unique ou legalstart
Sommaire : Contexte de la réforme · L’INPI en pratique · Legalstart en pratique · Les erreurs à éviter · Verdict par profil · FAQ
Pourquoi le débat INPI vs Legalstart existe depuis 2023
Avant janvier 2023, la création d’une entreprise impliquait plusieurs guichets selon la forme juridique et le secteur d’activité : la CCI pour les activités commerciales, la CMA pour les artisans, le greffe pour les sociétés, l’URSSAF pour les auto-entrepreneurs. Chaque organisme avait ses formulaires, ses délais, ses interlocuteurs.
La loi PACTE de 2019 a confié à l’INPI la mission de centraliser l’ensemble de ces formalités dans un portail unique. L’objectif affiché était de simplifier et d’accélérer les démarches. Dans les faits, la mise en place a été chaotique : bugs récurrents en 2023, rejets en masse, délais étirés signalés par les cabinets comptables et les greffiers eux-mêmes.
C’est dans ce contexte qu’une partie des entrepreneurs s’est tournée vers les legaltechs. Legalstart, déjà bien établie avant la réforme, a capté une partie de ce flux en proposant de prendre en charge les démarches à la place du créateur. Ce qui était un service de confort est devenu, pour beaucoup, une assurance contre les dysfonctionnements du portail public.
En 2026 : le portail INPI s’est significativement amélioré. Les bugs de lancement sont en grande partie résolus. L’interface reste technique, mais elle est désormais suffisamment stable pour être utilisée en autonomie par un entrepreneur qui prend le temps de se former.
L’INPI guichet unique en pratique : ce que vous allez vraiment vivre
Accéder au guichet unique, c’est créer un compte sur formalites.entreprises.gouv.fr, sélectionner la formalité souhaitée (création, modification, cessation) et remplir un formulaire structuré en plusieurs blocs : informations sur l’entrepreneur, forme juridique, activité, adresse du siège, options fiscales et sociales.
Les pièges sont nombreux pour un non-initié :
- La rédaction des statuts : pour une société (SASU, SARL, SAS), l’INPI ne fournit aucun modèle. Vous devez téléverser des statuts déjà rédigés, conformes au droit des sociétés. Une clause mal formulée suffit à bloquer l’immatriculation.
- Le dépôt de capital : le justificatif de dépôt de capital social doit être fourni avant l’envoi du dossier. La banque peut prendre plusieurs jours, ce qui allonge le délai global si l’entrepreneur ne l’anticipe pas.
- L’annonce légale : pour toute création de société, une publication dans un journal d’annonces légales est obligatoire. L’attestation doit être jointe au dossier. L’INPI ne gère pas cette étape.
- Les codes APE/NAF : le choix du code d’activité est parfois source de confusion. Un code inadapté peut entraîner des complications pour les régimes sociaux ou fiscaux ultérieurs.
Pour une micro-entreprise sans salariés, sans associés et sans activité réglementée, le parcours est sensiblement plus simple et peut être bouclé en moins d’une heure.
Legalstart en pratique : ce que vous déléguez réellement
Legalstart fonctionne comme un questionnaire progressif : vous répondez à des questions formulées en langage courant, et la plateforme traduit vos réponses en documents juridiques (statuts, acte de nomination du dirigeant, déclaration des bénéficiaires effectifs). Une équipe de juristes vérifie ensuite la cohérence du dossier avant transmission.
Ce que Legalstart gère à votre place :
- La rédaction et la personnalisation des statuts selon votre situation (associé unique, multi-associés, apports en nature)
- La publication de l’annonce légale dans un journal habilité, avec attestation fournie
- La mise en relation avec une banque partenaire pour le dépôt de capital en ligne
- Le dépôt du dossier complet sur le guichet unique de l’INPI
- Le suivi jusqu’à l’obtention du Kbis et du numéro SIRET
Ce que Legalstart ne fait pas : du conseil juridique personnalisé au sens strict. Les juristes vérifient la conformité administrative du dossier, mais ne remplacent pas un avocat pour des questions de stratégie fiscale, de pacte d’associés complexe ou de levée de fonds.
Les 4 erreurs classiques qui font regretter son choix
- Choisir l’INPI sans avoir rédigé ses statuts : beaucoup d’entrepreneurs pensent que l’INPI les aide à rédiger leurs statuts. Ce n’est pas le cas. Arriver sur le portail sans ce document bloque immédiatement la procédure.
- Choisir Legalstart pour une micro-entreprise : le rapport coût/bénéfice n’est pas favorable. L’inscription d’un auto-entrepreneur sur l’INPI prend 20 à 30 minutes et ne nécessite aucun document juridique préalable.
- Sous-estimer le délai de la banque : que vous passiez par l’INPI ou Legalstart, le dépôt de capital social dépend de votre banque. Certains établissements prennent 5 à 10 jours ouvrés pour fournir l’attestation. Ce délai est souvent la principale cause de retard, quel que soit l’intermédiaire choisi.
- Croire que Legalstart accélère l’administration : les délais de traitement du greffe sont les mêmes. Ce qui change avec Legalstart, c’est la probabilité d’avoir un dossier complet du premier coup, ce qui évite les allers-retours.
Simulation de coûts pour une création de SASU en 2026
| Poste | INPI seul | Legalstart Standard | Legalstart Premium |
|---|---|---|---|
| Honoraires plateforme | 0 € | ~99 € HT | ~199-250 € HT |
| Frais de greffe | ~37 € | ~37 € | ~37 € |
| Annonce légale | ~150 € (à gérer seul) | Incluse | Incluse |
| Statuts | À rédiger seul ou avec un avocat | Inclus | Inclus |
| Total estimé | ~190 € + statuts | ~290 € | ~390-440 € |
Verdict par profil d’entrepreneur
Auto-entrepreneur / micro-entreprise : l’INPI sans hésiter. Le formulaire est court, aucun statut n’est requis, et le coût est nul hors frais légaux (qui n’existent pas pour cette forme). Legalstart n’apporte ici qu’un confort de guidage qui ne justifie pas son tarif.
SASU ou EURL seul sans expérience juridique : Legalstart Standard est un investissement raisonnable à ~290 € tout compris. La vérification des statuts par des juristes et la gestion de l’annonce légale valent la différence avec l’INPI en solo.
SAS ou SARL multi-associés : Legalstart Premium ou un avocat. Les statuts avec plusieurs associés impliquent des clauses (répartition du capital, droits de vote, agrément) qui méritent une relecture experte. Un statut mal rédigé peut créer des conflits très coûteux ultérieurement.
Entrepreneur avec expérience : l’INPI en autonomie. Quelques heures de préparation suffisent pour un profil qui a déjà créé une société et qui maîtrise le vocabulaire administratif. L’économie réalisée est de 100 à 250 €.
Structure complexe (holding, activité réglementée, levée de fonds) : ni l’INPI seul ni Legalstart. Un avocat spécialisé en droit des sociétés est indispensable pour la stratégie. Les formalités peuvent ensuite passer par Legalstart ou l’INPI selon le budget.
FAQ — INPI guichet unique ou Legalstart
- Le guichet unique INPI est-il fiable en 2026 après les bugs du lancement ?
- Oui. L’INPI a corrigé les principaux dysfonctionnements signalés en 2023 et 2024. Le portail est désormais suffisamment stable pour traiter les formalités courantes. Des améliorations d’interface sont déployées régulièrement. Des lenteurs ponctuelles peuvent encore survenir en période de forte affluence.
- Legalstart peut-il gérer toutes les formes juridiques ?
- Legalstart couvre l’ensemble des formes courantes : micro-entreprise, EURL, SASU, SARL, SAS, SCI. Pour des structures très spécifiques (holding, GIE, fondation, association reconnue d’utilité publique), un accompagnement sur-mesure avec un avocat reste nécessaire.
- Que se passe-t-il si le greffe rejette le dossier après soumission ?
- Sur l’INPI en solo, vous recevez une demande de correction et devez soumettre à nouveau le document corrigé. Selon la nature de l’erreur, des frais modificatifs peuvent s’appliquer. Avec Legalstart, la plateforme prend en charge la correction et la re-soumission dans le cadre du service.
- Peut-on faire confiance à Legalstart pour la confidentialité des données ?
- Legalstart est soumis au RGPD comme toute entreprise française. Les données transmises sont utilisées uniquement dans le cadre des formalités demandées. Legalstart ne revend pas les données à des tiers à des fins commerciales.
- Y a-t-il des alternatives à Legalstart moins chères ?
- Oui. LegalPlace propose des tarifs similaires avec quelques différences d’interface. Captain Contrat se positionne davantage sur le conseil juridique. Shine et Indy proposent des services orientés comptabilité qui incluent parfois l’immatriculation. Les CCI régionales offrent également un accompagnement gratuit ou à faible coût pour les porteurs de projet.

Céline, blogueuse passionnée d’actualité et de voyages, décrypte les tendances qui font bouger le monde. Qu’il s’agisse d’explorer les recoins cachés de la planète ou d’analyser les sujets d’actualité les plus brûlants, je partage mes découvertes avec une perspective curieuse et authentique. Rejoignez-moi dans ce voyage à travers les mots et les idées !






